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Deux oeuvres m’ont touchées en visitant The Absent Museum, une expo très réussie qui marque sans doute un tournant pour le Wiels.

Dry Clay Head de Mark Manders, une muse endormie à la beauté classique, qui semble avoir souffert deux fois du temps – inachevée et abandonnée. Il émanait d’elle une grande mélancolie.

Contained Measures of Shifting Staes 1/4 de Otobong Nkanga comprend un récipient en verre qui, goutte à goutte, laisse tomber de l’eau sur une plaque chauffée à 450 degrés, passant en un clin d’oeil de l’état liquide à celui de vapeur. Au delà de l’allusion au changement d’état, l’installation esquisse à mes yeux une métaphore de la fugacité des identités et des perceptions.

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Au numéro 88 de ma rue se trouve un coiffeur qui est aussi peintre. A travers la vitrine du petit établissement, dissimulé par de fins rideaux et des feuilles de yukas, on distingue malgré tout l’intérieur. D’un côté, deux miroirs font face à autant de fauteuils de coiffure, anciens mais en parfait état. De l’autre, une large toile enduite de peinture bleu nuit domine un petit homme aux cheveux gris, en gilet de costume satiné, occupé à faire s’envoler des oiseaux blancs du tableau à coups de gros traits de pinceau.
Je crois que son salon de coiffure est un prétexte. Le seul client que j’y aie jamais vu était chauve.