Au numéro 88 de ma rue se trouve un coiffeur qui est aussi peintre. A travers la vitrine du petit établissement, dissimulé par de fins rideaux et des feuilles de yukas, on distingue malgré tout l’intérieur. D’un côté, deux miroirs font face à autant de fauteuils de coiffure, anciens mais en parfait état. De l’autre, une large toile enduite de peinture bleu nuit domine un petit homme aux cheveux gris, en gilet de costume satiné, occupé à faire s’envoler des oiseaux blancs du tableau à coups de gros traits de pinceau.
Je crois que son salon de coiffure est un prétexte. Le seul client que j’y aie jamais vu était chauve.

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